Connexion
halogénure #08 précommande
Cahier 08A

Les carnets photographiques

 

Le premier cahier de cette huitième édition est consacré à deux photographes réalisant des carnets photographiques, Juanan Requena et Nicolas Quinette. Tenant à la fois du journal intime, du journal de bord, et de la chronique familiale, ce sont des réalisations qui mettent en jeu et en regard le texte et l’image dans une pratique régulière et conjointe de la photographie et de l’écriture. Ces carnets, objets manufacturés, artisanaux et uniques, portent chacun la singularité et la patte de leur auteur. Ils sont les témoins et les traces d’une archéologie de leur vie, de leur quotidien, en même temps que les supports de leur urgence créative, de la pulsion parfois inquiète qui les pousse à consigner et archiver, du soin qu’ils peuvent mettre – ou non – dans la réalisation de ces créations hybrides. Ce sont en quelque sorte des bouteilles toujours prêtes à être jetée à la mer, mais pieusement conservées malgré tout.

 

Le carnet de bord, comme le journal intime, est avant tout un objet personnel. Il n’appartient qu’à son rédacteur, n’est à priori destiné qu’à son regard et son usage. Il semble pourtant toujours prendre en compte, d’une façon plus ou moins consciente dans sa présentation, de l’hypothèse – peut-être de l’espoir secret – qu’il soit vu un jour par d’autres personnes.

 

Ce jour est arrivé avant leur achèvement. Car ce que nous présentons dans ce premier cahier est une création en train de se faire. C’est un point d’étape figé par la reproduction, d’une édition originale et d’une quête encore inachevée, celle du cours de la vie de leurs auteurs. De la même manière que l’expérience est généralement décrite comme une lanterne qui n’éclaire que le chemin parcouru, ces carnets, comme la plupart des écrits, ne nous éclairent que sur le passé. Il appartient à chacun d’imaginer, de projeter, ce que pourra être la suite des évènements.

Halogenure #08 cahier A
halogénure #08 Cahier B
Cahier 08B

Dialogues visuels

 

Le second cahier, comme celui de notre numéro précédent, est basé sur un jeu de dialogue. Il s’agit de présenter par la conversation, la confrontation visuelle, le dialogue qui peut s’établir entre les univers de deux photographes, ici Layla Saâd et Elie Monferier.

 

Layla Saâd, fraichement diplômée de la section photographie de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège, photographie de façon brute et sans fard la jeunesse en marge qui peuple les mondes alternatifs crées en réaction à la société et à ses normes. Son approche de la photographie, d’une grande liberté envers les techniques et les styles habituellement en vigueur dans la photographie contemporaine, relate leur vie, leur combat et leur détermination à toujours faire face à l’adversité. Son approche de la photographie se veut plus expérimentale que discursive, ce qui favorise et explique la grande diversité à l’oeuvre dans sa pratique de l’image.

 

Elie Monferier a quant à lui photographié durant de nombreuses années la vie nocturne de ses proches et d’inconnus qu’il croisait en soirée. Il a cherché à rendre compte de l’énergie de la nuit, de la dépense d’énergie vitale qui s’y produit, des rencontres qu’il s’y noue et du désir qui s’en dégage. Puis, il a délibérément cherché à dégrader ses images afin de leur donner une dimension plus mélancolique, plus fragile, plus proche de la tradition des Vanités, qui rattache l’ensemble des agitations et des joies terrestres à la conscience de nos propres finitudes.

 

A travers la confrontation des images, un nouveau discours se recompose, laissant au lecteur- regardeur la possibilité d’habiter un troisième espace qu’il peut faire sien. A l’intérieur de cet espace sans limite ni interdit, chacun peut se déployer, se forger sa propre idée ; se projeter librement, pour enfin déposer ses interrogations sur l’intérêt et le sens éventuels de la vie.

Cahier 08C

Caméra

 

Ce troisième cahier est consacré aux variations photographiques permises par les pellicules et caméras cinématographiques de différents formats. 35, 16, et bien sûr super 8: ce format de pellicule vendu en cartouches « toute prêtes », destiné aux vidéastes amateurs, apparu dans les années soixante. Le format d’une image en super-8 est de 4,22 x 5,69 mm, soit trente cinq fois moindre que celui d’un cliché photographique traditionnel de 24x36mm. Extrait d’une séquence vidéo filmée à 18 ou 24 images par seconde, le photogramme super-8 se caractérise par une forte dissolution des formes, et une altération des textures et des contours qui le rendent presque fantomatique.

 

Les sept artistes présentés dans ce cahier sont pour partie membres du collectif Temps Zéro (Gael Bonnefon / Patricia Morosan / Adam Cohen), un collectif d’artistes transdisciplinaires, organisateur de performances qui allient le film avec des expérimentations lumineuses et sonores entièrement renouvelées à chaque présentation dans un lieu différent. Les autres sont artistes ou photographes, et travaillent également à des réalisations en caméra, parfois en solitaire, la plupart du temps dans des collectifs informels ou à géométrie variable (Pauline Caplet / Sarah Seené / Pascal Sarrazin / Karl Lemieux / Matilda Holloway).

 

Ils ont tous accepté à travers la publication de leurs vidéos décomposées en séquences de photogrammes, d’expérimenter la déconstruction/reconstruction du médium qu’ils font habituellement subir à la matière visuelle et sonore lors de la réalisation de leurs propres films, projections et performances.

 

Ce cahier C sera donc une expérimentation graphique et visuelle inédite, qui tentera de restituer par une succession de séquences d’images fixes, la déconstruction-constructive propre aux procédés cinématographiques et aux techniques de l’image animée.

Halogénure 08 Cahier C

Sommaire

CAHIER 08A

 

EDITORIAL
La peinture est la face visible de l’iceberg de ma pensée

Par Jean Fournier

 

PORTFOLIO + TEXTE
Carnets – Extraits

Photographies de Nicolas Quinette

Texte de Sadreddine Arezki

 

PORTFOLIO + TEXTE
PACIENCIA Y SUSTANTIVOS
MI TODAVIA
AL BORDE DE TODO MAPA
DIARIO 62

Carnets et photographies de Juanan Requena

Texte de Gabriela Cendoya-Bergareche

Cahier 08B

 

Texte
Rien à voir, de quelques propositions pour Layla Saâd et Elie Monferier

Par Fabien Ribery

 

Portfolio
May you Stay

Photographies de Elie Monferier

 

Ekphrasis
La Muda

Texte de Sabrina Biancuzzi

Sérigraphie de Nía Diedla

 

Portfolio
The Edge

Photographies de Layla Saâd

Cahier 08C

 

Portofolio
Camera

Photographies de

Gaël Bonnefon

Adam Grossmann Cohen

Sarah Seené

Karl Lemieux

Matilda Holloway

Patricia Morosan

Pascal Sarrazin

Pauline Caplet

3 cahiers de 56 pages soit 168 pages au total
Format 21.8 cm x 25.4 cm
Imprimé  sur PRESSE HUV OFFSET
… ou découvrez les autres numéros d’Halogénure, téléchargez gratuitement les 4 numéros de Dilengoabonnez-vous ,  ou (re)lisez notre note d’intention.